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MALI : LES GRANDS CHANTIERS QUI RACONTENT CINQ ANS DE REFONDATION SOUS ASSIMI GOÏTA
Minute Malienne 7 min de lecture

MALI : LES GRANDS CHANTIERS QUI RACONTENT CINQ ANS DE REFONDATION SOUS ASSIMI GOÏTA

Publié le 4 juillet 2026 Infos konatech

D’un pays au bord du gouffre à un État bâtisseur : le pari tenu de la Transition

Juin 2021. Le Président de la Transition prête serment dans un contexte que peu de dirigeants auraient envié : une guerre contre le terrorisme menée avec une armée en manque de tout, une pression internationale étouffante, une tension sociopolitique interne explosive. Le Mali était quasiment au bord du gouffre.

Juin 2026. Cinq ans après, la question mérite d’être posée : qu’est-ce qui a changé avec la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta ? La réponse est visible à l’œil nu, en béton, en acier et en textes de loi. Tour d’horizon des grands chantiers d’une refondation.

Tout est parti du peuple

Avant de construire, le Chef de l’État a écouté. Les Assises nationales de la Refondation (ANR) ont servi de boussole à toute l’action gouvernementale. Ce n’est pas un programme importé ni un agenda dicté de l’extérieur : ce sont les aspirations exprimées par les Maliens eux-mêmes qui ont défini le cap. Cinq ans plus tard, le bilan se lit chantier par chantier.

Une armée équipée, logée, honorée

Le premier front, c’était la sécurité. Le maillage sécuritaire du territoire a été profondément densifié : camps militaires inaugurés dans de nombreuses villes stratégiques pour rapprocher l’armée des populations et réduire les délais d’intervention, dizaines de nouveaux commissariats, brigades territoriales et postes de sécurité opérationnels à travers le pays.

Dans le même temps, les forces de défense et de sécurité ont changé de dimension : avions de chasse, hélicoptères d’attaque, drones, véhicules blindés de combat, armements et équipements de protection. L’armée de 2026 n’a plus rien à voir avec celle de 2021.

Mais la vision présidentielle va au-delà du matériel : elle touche l’homme. Sur les hauteurs de Kati, un millier de logements militaires de type F3 et F4 sortent de terre sur 37 hectares, première phase d’un programme présidentiel de 4 000 logements, exécuté par des entreprises maliennes et financé entièrement sur budget national. Non loin de là, le Mémorial des militaires tombés pour la patrie, avec son monument « le Mirador », ses stèles et son Musée des Armées, gravera dans la pierre la reconnaissance de la nation. Et le 7 juin 2026, le Chef de l’État a offert aux enfants des héros la Maison des Pupilles : hébergement, bibliothèque, médiathèque, infirmerie, espaces de sport et de loisirs, parce qu’une nation qui honore ses morts prend soin de leurs enfants.

La santé : soigner les Maliens au Mali

C’est une première dans l’histoire du pays : 15 hôpitaux de district sont en construction simultanément, à Bamako et à l’intérieur, dans le cadre d’un vaste programme présidentiel. Des centres de santé de référence sont transformés avec un plateau technique de dernière génération, pour désengorger les hôpitaux nationaux, réduire les évacuations sanitaires et rapprocher les soins de qualité des populations.

S’y ajoute l’hôpital militaire de Banankoro, centre hospitalier ultramoderne de 4ᵉ génération bâti sur 15 hectares, avec un large éventail de spécialités médicales et chirurgicales. L’ambition affichée : un système de santé solide, moderne et souverain, au service des civils comme des militaires.

Former l’élite de demain

La refondation se joue aussi dans les salles de classe et les laboratoires. À Kati, le Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique (CIAR-Mali) est en construction pour inscrire le pays dans la dynamique mondiale de l’IA et former une élite scientifique nationale capable de créer des solutions adaptées aux réalités maliennes. À Sikasso, une nouvelle université pluridisciplinaire spécialisée en développement rural, agronomie et sciences vétérinaires viendra soutenir la souveraineté alimentaire. Et à travers le pays, des Centres de Formation Professionnelle sont construits ou rénovés pour offrir aux jeunes et aux femmes des formations qualifiantes adaptées au marché de l’emploi.

Le sport n’est pas en reste : stade du 26 Mars, stade Mamadou Konaté, stade omnisports Modibo Keïta, palais des sports Salamatou Maïga, centre pour sportifs d’élite Ousmane Traoré de Kabala, lancement de l’ARENA, rénovation des stades de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Kati — dont beaucoup sont aujourd’hui homologués par la CAF.

Des routes et des mines : l’économie de la souveraineté

Sur l’axe Bamako–Koulouba–Kati, les travaux d’aménagement en 2×2 voies avancent, tout comme l’élargissement de la route nationale n°27 vers Koulikoro, pour absorber un trafic estimé à 57 000 véhicules par jour d’ici 2043.

Mais le symbole économique le plus fort du quinquennat, ce sont les deux mines de lithium inaugurées par le Président de la Transition à Goulamina et Bougouni. Avec une production projetée de près de 590 000 tonnes de concentré de spodumène et des centaines d’emplois directs et indirects, le Mali s’impose comme une puissance stratégique des ressources minérales. Et pour la première fois, l’or malien sera affiné au Mali : la raffinerie nationale de Bamako-Sénou, d’une capacité de 200 tonnes par an, est en construction.

À cela s’ajoutent les œuvres sociales du Chef de l’État, qui redistribue les deux tiers de son fonds de souveraineté vers les populations vulnérables : près de 600 forages d’eau potable réalisés à travers le pays, électrification de centres de santé et d’hôpitaux, distributions régulières de kits de vivres et non-vivres.

Des réformes qui refondent l’État

La Transition, ce sont aussi des textes qui font date. Depuis juillet 2023, le Mali dispose d’une nouvelle Constitution, acte de naissance de la 4ᵉ République. Le pays s’est doté d’un nouveau code pénal et d’un nouveau code de procédure pénale, durcissant la répression des atteintes à la sécurité nationale et économique. Le code minier et la loi sur le contenu local renforcent la souveraineté économique et garantissent une meilleure redistribution des richesses, appuyés par un cadastre minier entièrement numérisé qui sécurise les titres.

Sur le front social, le Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le Gouvernement, le patronat et les syndicats, a instauré un climat apaisé : dialogue permanent, rehausse de la valeur indiciaire des fonctionnaires, révision du statut général de la fonction publique, concours et examens désormais organisés en toute transparence. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation trace, elle, le chemin de la cohésion et du vivre-ensemble.

L’État lui-même a changé de visage : la nouvelle architecture administrative compte désormais 19 régions, 1 district, 159 cercles, 466 arrondissements et 815 communes.

L’AES : le Mali au cœur d’un nouvel ordre régional

La diplomatie malienne repose désormais sur trois principes intangibles : le respect de la souveraineté du Mali, le respect de ses choix stratégiques et de partenaires, et la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans toute décision.

C’est dans cet esprit qu’est née la Confédération des États du Sahel, qui s’est imposée dans l’architecture géopolitique régionale. Sous la présidence malienne de l’AES, la confédération s’est dotée d’une force unifiée de 5 000 hommes, d’une radio et d’une télévision, d’une banque d’investissement, d’un passeport commun, d’un drapeau, d’une devise et d’un hymne. Le Sahel parle désormais d’une seule voix et cette voix s’est d’abord levée à Bamako.

Cap sur 2063

Cinq ans de gouvernance du Général d’Armée Assimi Goïta, ce sont des acquis, des défis et des perspectives. Ces perspectives portent un nom : « Mali Kura Nietaasira ka ben san 2063 », un plan stratégique de développement sur 40 ans pour faire du Mali une nation émergente, souveraine et résiliente.

Entre Défense, Développement et Diplomatie, le Mali reste debout face à l’adversité. Et pour le Président de la Transition, la boussole n’a pas changé depuis les ANR : le peuple malien, centre de gravité de toutes ses actions d’où son appel quotidien à l’union sacrée et à la cohésion nationale.

Le gouffre de 2021 est derrière. Devant, il y a des chantiers. Et un cap.

Article rédigé sur la base du bilan officiel des grands chantiers de la Transition (2021-2026).